Les œuvres protestantes : au service des plus démunis
Les premiers « secours aux pauvres » sont répertoriés dans le Registre du Consistoire de Paris, dès 1792. La pratique se perpétue jusqu’à la fin du XIXe siècle.
Sous la Restauration (1814-1830), les paroisses réformées développent des diaconats et œuvres charitables. Lyon en 1821, Paris en 1825, Rouen en 1826 se dotent de « Sociétés de bienfaisance des dames protestantes ».
Alors que monte la « question sociale », sur fond d’industrialisation et d’urbanisation, une nouvelle génération d’œuvres protestantes apparaît : éducatives (le scoutisme), sanitaires (dispensaires, foyers, hospices et infirmeries ; création en 1841 des Diaconesses de Reuilly), aide aux « handicapés et aux incurables » (dont l’asile de La Force, fondé en 1848 par John Bost en Dordogne).