La fondation

Les œuvres protestantes : au service des plus démunis

Les premiers « secours aux pauvres » sont répertoriés dans le Registre du Consistoire de Paris, dès 1792. La pratique se perpétue jusqu’à la fin du XIXe siècle.
Sous la Restauration (1814-1830), les paroisses réformées développent des diaconats et œuvres charitables. Lyon en 1821, Paris en 1825, Rouen en 1826 se dotent de « Sociétés de bienfaisance des dames protestantes ».

Alors que monte la « question sociale », sur fond d’industrialisation et d’urbanisation, une nouvelle génération d’œuvres protestantes apparaît : éducatives (le scoutisme), sanitaires (dispensaires, foyers, hospices et infirmeries ; création en 1841 des Diaconesses de Reuilly), aide aux « handicapés et aux incurables » (dont l’asile de La Force, fondé en 1848 par John Bost en Dordogne).

 

Christianisme social

En 1872, le pasteur écossais Robert MacAll crée à Paris la Mission populaire évangélique, précurseur des centres sociaux : sont mêlés évangélisation, bibliothèques, ouvroirs pour femmes, dispensaires pour malades, écoles du jeudi et du dimanche pour enfants, mais aussi foyers du soldat ou Croix-Bleue (lutte contre l’alcoolisme ouvrier). L’Armée du Salut, fondée en 1865 à Londres par William Booth, s’implante en 1881 en France – avec ses célèbres « soupes ».

Du CASP à l’Armée du Salut

En 1906, le Centre d’action sociale protestant (CASP) est fondé à Paris. Les grandes lois républicaines d’assistance (aux indigents malades ; aux vieillards, infirmes et incurables ; aux enfants ; aux femmes en couches et aux familles nombreuses), contraignent les œuvres confessionnelles au travail social, sous l’impulsion des femmes protestantes et avec des soutiens outre-Manche et outre-Atlantique.

Avec la crise des années 1930, les paroisses protestantes développent les soupes populaires et les « placements » (mise en relation d’embaucheurs et de chômeurs), tandis que l’Armée du Salut multiplie les centres d’hébergement (Palais de la femme et Palais du Peuple en 1926, lancement de la Cité de Refuge en 1929) et que la Mission populaire crée le mouvement de vacances pour enfants Soleil et Santé (1931).

Nouveaux besoins, nouvelles missions

L’ATFPO s’inscrit dans la longue tradition de l’entraide protestante au service ces plus démunis. Reconnue d’intérêt général, l’ATFPO s’est investie dès l’origine dans un créneau jusque-là inexploré par les œuvres caritatives protestantes, à savoir l’accompagnement des personnes suivies dans le cadre d’un mandat judiciaire par le juge des tutelles.

Le lien avec le protestantisme se fait par le conseil d’administration où siègent un représentant de la Fondation John Bost et un membre de la Fondation des Diaconesses de Reuilly. Ces deux fondations ont permis à l’ATFPO de créer une fondation abritée au sein de la Fondation du protestantisme qui permet à l’ATFPO de recevoir des dons ou des legs et de faire appel à divers donateurs.

La Présidente de la Fondation ATFPO est Florence Pariset. Elle siège à l’ATFPO en qualité d’administratrice, et vient apporter son expérience en tant qu’ancienne juge des tutelles.

Si vous souhaitez soutenir l’action de la Fondation ATFPO, vous pouvez suivre ce lien.